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Schizophrénie. Tome 1. [TGV - Melville Grivois]

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Sana Dunkel-Grivois
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Sam 3 Juin - 22:07
Schizophrénie.
feat. Melville Grivois
Qui aurait cru que seulement deux ans après avoir été transférée en France, je le croiserais enfin. Je n'avais même pas eu à chercher, au fond. Il m'était servit là, comme sur un plateau d'argent. Il nous parlait de créatures classées par le ministère, et nous expliquait les niveaux de dangerosité de chacun. A vrai dire, je m'en fichait comme de la pleine lune. La seule raison que j'avais, durant ce court, à regarder le tableau et le professeur, c'était l'intervenant. Je reconnaîtrais ce visage au beau milieu de la salle des fêtes en plein bal. Oui, il était tellement plus beau que sur les photos. J'avais déjà eu l'occasion de m'en rendre compte, lorsque je le vis au moment de l’incendie, mais là, j'avis deux bonnes heures pour pour pouvoir le fixer, l'étudier.

Il était grand, fin, très élancé. Pour sûr, il tenait ça de sa mère à lui. C'était certainement un des principaux point qui nous différenciait physiquement. Son visage aussi, était très fin, et ses mimiques étaient très expressives. Parfois, selon les gestes qu'il faisait tout en parlant, je croyais voir celles de mon père. Coup de poignard dans la poitrine. C'était un peu comme valider le fait que cet apollon était mon frère. Au delà de son accent aussi, d'ailleurs, qui était le même accent du sud de la France que notre père. La tête lourdement posée dans la pomme de ma main, complètement affalée - comme il m'était rarement l'occasion de l'être - je me perdais dans mes pensées. Je ne vis même pas qu'il s'approchait de moi, un air grognon collé au visage.

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Sam 3 Juin - 22:44


Schizophrénie

Feat. Sana





Aujourd'hui, nous commencions à aborder le sujet des êtres magiques dangereux classés par niveau d'animosité par le ministère, ceci en vue de notre prochaine sortie. Il fallait sensibiliser les élèves, turbulents et avide d'adrénaline sans aucun filet de protection, à tout ce qu'ils pouvaient encourir lorsqu'ils pénétraient sur des territoires peuplés de créatures allant de la mignonne petite branche, à la goule tueuse. Mon petit tête à tête avec le professeur, quelques jours plus tôt, m'avait permit de bien cerner où est-ce que je devais me placer dans son cours, pour ni empiéter sur son terrain, ni être trop effacé. En tout cas, même si je pataugeais encore beaucoup devant ces regards soit dénués d'intelligence soit beaucoup trop insistants, je faisais de mon mieux pour ne pas me planter.

D'ailleurs, parlant de regards insistants. Il y avait cette fille. Elle semblait plus vieille que les autres, et elle dégageait quelque chose de familier. Parfois, il me semblait croiser, attacher son regard au mien. Que nenni. Elle était dans un monde parallèle, complètement perdu dans un état hypnotique. Etais-je si mauvais que ça ? Est-ce qu'au moins elle écoutait ce que j'étais en train de lui dire ? Je n'aimais pas la façon dont elle semblait tout autant m'épier, m'analyser. C'était la première fois que je la voyais pourtant, non ? Le cours des 5ème année c'était la première fois que j'y participais. Alors qu'est-ce qu'elle pouvait bien me vouloir celle là ?

L'air de rien, je m'avançais alors tout en continuant de parler. Lorsque je fus à sa hauteur, un parfum de forêt enneigée parvint à mes narines. Je connaissais cette odeur. Mais je ne saurais pas déterminer d'où est-ce qu'il me semblait l'avoir sentie. Qu'importe. Tout le monde pouvait porter le même parfum au final. Un bruit guttural que l'on pouvait associer à un raclement de gorge ce fit entendre de ma part, espérant faire remarquer à la demoiselle ma présence. C'était quelle tenue ça, pour une cinquième année ? Qu'un première année, épuisé de commencer les cours, était affalé sur sa table, passons. Mais là, ce n'était pas sérieux du tout.

Sauriez vous me dire quelle est le niveau de dangerosité de l'Erkling, s'il vous plaît mademoiselle...  lui dis-je alors, prenant une voix à la tonalité basse, juste pour le charisme, ceci dit. Ma phrase restait en suspend, ne connaissant pas son nom je n'ai pu la nommer.



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Sana Dunkel-Grivois
Famille Obéron
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Sam 3 Juin - 23:06
Schizophrénie.
feat. Melville Grivois
Vraiment, perdue dans mes pensées, je n'avais même pas senti la présence de l'apprenti auror juste auprès de moi. Ce fut son raclement de gorge qui me ramena dans la salle de cours, et le ton de sa voix qui me fit lentement tourner la tête vers lui. Maintenant que je le voyais de plus près, je remarquais qu'il avait les yeux aussi bleus que ceux de notre père. Nouveau coup de poignard. Nouvelle preuve de notre fraternité. Comment avais-je pu tomber amoureuse de ce gars sur cette photo, sans même reconnaître les traits de son visage, pourtant quelque part presque semblables aux miens. J'avalais difficilement. Il me fallut un instant, il semblait s'impatienter.

« L-le...L'Erkling... » Prononçais-je, évidemment, dans un allemand parfait. Par chance, il était tombé sur une des rares bestioles qui se trouvait dans mon pays natal. Je connaissais la réponse même si je n'avais rien écouté précédemment. « Il est catégorrrisé crrréaturrre dangerrreuse, dont il faut des connaissances spécifiques.» Dis-je plus rapidement que prévu, certainement entraînée par la nervosité. « Il s'agit d'une crrréaturrre allemande, rressemblant à un elfe, vivant dans la forrrêt sombrrre d'Allemagne et se nourrrissant d'enfants.» Merde. L'angoisse me faisait toujours débiter tout ce que j'avais pu emmagasiner.

Plus que nerveuse, mes jambes tressautaient toutes seules sous la table malgré que je tente de les maintenir au sol de mes bras pourtant solides. Mon coeur battait à cent à l'heure. Etait-ce parce que je lui avais parlé sans lui dire qui j'étais tout en sachant qui il était lui ? Etait-ce parce que, pour un premier échange, j'avais pu lui paraître étrange, voir désagréable ? Ce n'était pas comme ça que j'imaginais notre première rencontre en tout cas.

« Isana Dunkel-Grrrivois. Je m'appelle Isana Dunkel-Grrrivois. » Lançais-je finalement, toujours emportée par la nervosité.

Et là, mes jambes furent immobiles. A l'instar de ma respiration qui d'un coup, c'était arrêtée.

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