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Daria Johnstone
Cryptozoologue/Zoomagicologue
Nom de l'avatar : Alina Kovalenko
DC : Pas encore de trouble de la personnalité multiple
Nathygan
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MessageÇa c'est pas du biceps en papier ! - Adam | Ça c'est pas du biceps en papier ! - Adam EmptyMer 27 Mar - 13:38




Ça c'est pas du biceps en papier !
Voilà des jours que la culpabilité me ronge. Je ne cesse de penser à mon excursion dans mon pays natale et aux avances d'Adam Pugh. Aurais-je du les accepter? Malgré la peur que j'éprouve à son égard, je n'ai de cesse de penser à son corps parfaitement sculpté, à l'image des œuvres décorant sa salle de travaille, et à ses yeux bleus d'une intense profondeur. Toutefois, quand mon esprit s'égare sur le chemin du désire, me reviens à l'esprit l'image du bracelet. Il aurait été incorrecte d'en profiter...Mais je peux aussi comprendre la frustration de Monsieur Pugh face à mon refus. Oh, il aurait rapidement refermé les boutons de ma chemise après en avoir écarté les pans, déçu par les formes trop charnues que je possède. Sa frustration? Liée à la malédiction que je lui est offert. Aucun homme ne me haïssant autant n'aurait envie de moi. Oui, j'ai à présent compris que l'artiste ne se moquait de moi en affirmant avoir des sentiments non négatifs pour celle qui n'a toujours été à ses yeux qu'une petite rousse ignare.

Je remets une mèche de mes cheveux derrière mon oreille avant de trouver ce geste ridicule. Pourquoi m'être pomponnée pour voir Adam? D'autant que j'ai décidé de lui retirer le bijou. Sa revanche? Je l'ai parfaitement mérité. Son cœur souffre inutilement. Quand à des violences subies par un homme dès plus mauvais...Ce ne sera point une expérience inconnue et je reste persuadée que, comme il fut un temps, je serais capable de les endurer. Même si le restaurateur se montrera sans doute plus mesquin puisque n'attendant rien de moi. Cette idée serre mon palpitant. Existe- t'il un être ayant déjà eu de réelles attentes envers moi?

Cette pensée me quitte rapidement quand j'arrive dans l'atelier d'Adam Pugh. Aurais-je du frapper? Oui sûrement. Je toussote, légèrement, pour signaler ma présence. Je fais attention, espérant ne point commettre de catastrophe cette fois. Je vais même pour m'installer sur une chaise quand je la vois, cette statue que j'avais brisé. Mes doigts viennent la caresser, se délectant du froid de la pierre et de chacun de ses détails. J'admire et envie sa tranquillité. Devrais-je rencontrer la Gorgone? Ainsi transformée, je n'aurais plus la moindre angoisse. Mon index dessine les lèvres parfaites du chef d'oeuvre quand j'entend un bruit. Je me retourne. Si je ne vois personne, je ne suis aucunement seule. C'est alors que je réalise que je dérange sûrement Adam dans des affaires intimes. Je sens mon visage s'empourpré et une chaleur dérangeante le taquiner. Je baisse les yeux au sol, telle une fillette prise à faire une bêtise.

"Je ne voulais point vous déranger, Monsieur Pugh. Je souhaitais m'excuser de mon comportement au village et vous remercier de votre aide."

Le bracelet? Je n'ai point oublié. Mais l'image soudaine de son corps sensuellement caressé par une femme sans nul doute d'une grande beauté fait germer en moi une jalousie me rendant alors incapable de lui retirer les menottes. Idiote de rouquine! Incapable de s'enticher d'hommes l'appréciant.
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Adam Pugh
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MessageRe: Ça c'est pas du biceps en papier ! - Adam | Ça c'est pas du biceps en papier ! - Adam EmptyMer 27 Mar - 17:22


Bon. Il me fallait l'avouer. Il me fallait cesser de me voiler la face. C'était un fait maintenant indiscutable : j'avais un soucis avec les artefacts. Chacun me mettait de plus en plus dans une merde incroyable. Tout avait commencé avec le bracelet maudit que cette petite bonne femme m'avait passé. Aujourd'hui, alors que je voulais étudier une amulette que l'on venait de me rapporter d'un site de fouille en Egypte centrale. Ce petit objet ressemblait à première vue à une simple amulette bien abîmée par le temps. Grosse comme un livre, elle présentait une sorte de fresque griffée dont il manquait certaines parties. Plus je la regardais, et plus ma mission de reconstituer ce dessin antique me donnait la chaire de poule.

S'il y a une chose que j'aurais dû apprendre par mon expérience, d'autant plus récente, c'était bien qu'il fallait croire à tout ce qui pouvait être écrit - même en tout petit - sur tous ces objets vieux de quelques millénaires. Pourquoi n'avais-je pas regardé attentivement la traduction des inscriptions que l'on venait de me faire parvenir ? Ainsi je n'aurais pas à subir une nouvelle, énième, malédiction... Alors que je rassemblais les morceaux du puzzle, alors que je rajoutais des pigments, je sentais une forme de magie bien plus grande que celle qu'un être magique seul pouvait utiliser. C'était comme toucher, frôler du bout du doigt l'essence même de la magie. Les égyptiens de l'antiquité maniait une forme de magie incroyable aujourd'hui perdue, ce qui me poussait à terminer la reconstitution de cette oeuvre...

Mais d'un coup, mon corps se mit à trembler. Je fus pris de spasme, d'une brûlure qui irradiait le moindre centimètre de ma peau. Mes os me faisaient mal. Il me semblait que mon corps lui-même était malaxé, complètement détruit pour être reconstruit. J'avais l'impression douloureuse que mon visage se déformait, chaque muscle de mon corps semblait tirer dans une direction opposée. C'était comme si mes entrailles n'arrivaient pas à suivre le mouvement de mon squelette qui changeait de forme. Cela dura un temps indéterminé, peut-être quelque minutes, peut-être quelques heures... Comment savoir lorsque notre propre corps n'est qu'une douleur indicible, le temps paraît forcément plus long qu'il ne l'est en réalité.

Effondré contre mon plan de travail, l'amulette ancestrale au creux de mon immense main aux griffes acérées et ensanglantées d'avoir percé ma peau, je tentait de reprendre mon souffle. Je haletais, et chaque expiration était un grognement guttural, plaintif. Le bracelet semblait mystérieusement intact, même s'il enserrait au possible mon poignet. Doucement, je relevais la tête. Un sifflement emplissait ma tête jusqu'à ce que je m'habitue à une toute nouvelle ouïe, bien plus accrue. Il me fallut aussi un temps à m'habituer à ma nouvelle acuité visuelle. Tout semblait tellement plus... intense. Je regardais mes bras, qui ressemblaient plus à de larges pattes puissantes. Ma chemise était en lambeaux sur mon torse velu. Berk. Moi qui avais toujours détesté les poils... Voilà que mon corps était complètement recouvert d'une fourrure dense et duveteuse comme celle d'un chat complètement noir.

J'avais peur de la suite. Peur de découvrir mon visage. Est-ce que je ressemblais à une grosse panthère ? A un gros chat ? Ou bien est-ce qu'il avait gardé quelques morphologies humaines ? Dans un soupire, je relevais les yeux vers le miroir duquel je me servais pour prendre du recul lorsque je travaillais. Et le choc fut saisissant. Je n'étais pas un chat, non. Mais un bon gros chacal. Anubis. C'était la première chose à laquelle je pensais alors lorsque je vis mon reflet. En tout cas, sous la surprise, je fis un mouvement de recul laissant tomber à terre mes outils. Et là, nouvelle surprise.

La voix de Daria me parvint très nettement. Elle était là, tout prêt de moi. Je me tournais alors. Non, elle était dans l'autre pièce mais je l'entendais si bien qu'elle me semblait être à quelques centimètres seulement de moi. Dans sa voix se teintait quelque chose d'étrange que je n'avais alors jamais entendu chez elle. Il fallait que j'aille la voir, le bracelet m'en intimait l'envie irrépressible d'aller m'excuser à sa place et de lui dire que tout va bien. Mais... Non, je ne pouvais pas me montrer à elle ainsi. C'était impossible. Et si elle me rejetait ? Me hurlais que je ne suis qu'un monstre comme on me l'a souvent si bien répété ? Est-ce que mon coeur le supporterait ?

- Aarrh. Mmaarrg, aarrhhh. Dis-je alors, avant de me rendre compte que mes mots n'étaient que des soupires et grognements. Daria. Non, danger.

Il fallait qu'elle m'entende, je pensais si fort, priant pour que l'amulette que je lui avais fais transmette le message sans lui faire croire que je l'appelais. Je ne lui avais pas dis que son talisman marchait dans les deux sens, maintenant, elle ne pouvait qu'être au courant.
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Daria Johnstone
Cryptozoologue/Zoomagicologue
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Nathygan
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MessageRe: Ça c'est pas du biceps en papier ! - Adam | Ça c'est pas du biceps en papier ! - Adam EmptyMer 27 Mar - 21:00




Ça c'est pas du biceps en papier !
Une angoisse,des plus prenantes, saisie mon être. Si je ne suis guère empathique je ne manque pourtant point d'instinct. Un fait terrible est en train d'arriver. Dans cette pièce ou une proche...Je ne suis peut-être point une grande sorcière mais je sais reconnaître la présence d'une puissante magie quand l'une d'entre elle est à l'oeuvre. Un danger...Oui, non maîtrisée, pareille sorcellerie ne peut qu'être maléfique. Je me dois donc de trouver cet homme qui saura gérer cette situation. Si j'en suis la responsable? Quand bien même la statue aurait désirée se venger, je doute que la caresser puisse simplement la réveiller.

Alors que je me décide d'alerter la sécurité du musée, me reviens en mémoire l'image d'Adam Pugh. Je ne peux le laisser là! J'ignore ce qu'il arrive et ce que je pourrais faire mais je ne cesserai de m'en vouloir s'il s'avère être en danger. Mes yeux viennent chercher derrière la moindre oeuvre pour ne rien y trouver. Surprenant d'ailleurs comment ma panique me rend moins maladroite! Mais ce n'est point le moment de divaguer. S'il n'est pas ici où peut-il bien être? L'atelier posséderait-elle des zones secrètes? Pour les artefacts les plus dangereux et dont il vaudrait mieux que les petites idiotes peu débrouillardes puissent renverser? La peur resserre mon estomac. J'aimerais savoir si le restaurateur va bien.

Je m'en vais pour chercher le moindre passage secret quand je l'entend, ce grognement étrange résonner dans mon esprit. Sa prosodie, telle une phrase, m'indique qu'elle aurait éventuellement un sens. Je me tourne, pour voir si une créature est à présent ici. Je suis seule, dans l'atelier. Ou alors Adam aurait-il des difficultés à s'exprimer suite à une infortune? Le pendentif marcherait donc dans les deux sens? Intéressant à savoir...

Je range l'information dans un coin de ma cervelle, enlaçant le médaillon de mes doigts. J'imagine l'artiste, je visualise ses traits plein de colère comme à chaque fois qu'il pose les yeux sur moi et je transplane.À ses côtés.

"Je suis venue m'excuser pour ma conduite au village"commençais-je avant de me souvenir des grognements entendus. Je lève alors le regard vers lui et la vision me surprend. Terrifiée? Le bracelet, qu'il possède toujours au bras et qui me confirme son identité l'empêchera de laisser ses immenses griffes lacérer ma chaire."Vous devriez demander une prime de risques." Mes mains sont venues desserrer sa menotte mais, toujours terrifiée par Adam Pugh, je me décide finalement à ne point lui enlever. Quelle couarde je fais! "Dites moi ce que je dois faire pour vous aider. J'aimerais vous adoptez mais je doute que cela soit légal"dis-je en plaisantant.
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Adam Pugh
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MessageRe: Ça c'est pas du biceps en papier ! - Adam | Ça c'est pas du biceps en papier ! - Adam EmptyLun 1 Avr - 23:42


J'étais de nouveau partagé entre deux sentiments. L'ambivalence semblait être le point le plus important de cette relation étrange que l'on entretenait tous les deux. Ce n'était pas gris, juste noir et blanc. Sans aucune nuance. Tant de rancœur que de tendresse. Tant d'envie que de dégoût. Et tant d'envie de la déchirer de mes nouvelles griffes que de la remercier de rester là. Elle se moquait de moi ! Ouvertement ! Cela me signifiait un truc que je gardais en mémoire : elle avait confiance en moi. Du moins, elle faisait confiance en ce bracelet. Peut-être qu'elle avait enfin comprit la portée de cette infamie. Mais tout de même ! Elle se foutait de ma tronche ! Ouvertement ! Et puis c'était peut-être dû à cette nouvelle malédiction qui m'accablait, mais je ressentais tout tellement fort.

D'un coup, mon bras, celui qui ne portait pas le bracelet, fit un large mouvement, comme mué par une force qui me dépassait totalement. Ma main balaya tout sur son passage, même les quelques statues en cours de reconstruction sur lesquelles j'avait déjà passé tellement d'heures de travail... Je lâchais alors un grognement de frustration, soupirant comme un bœuf énervé. Mes poumons me brûlaient, ma vision se troublait de la tension qui montait alors. C'était comme si chaque émotion était décuplée. Lorsque finalement je tournais la tête vers la jeune femme, mes épaules s'affaissèrent. Je ne savais pas comment lui dire à quel point j'étais désolé si ce n'était en l'attrapant et en la serrant contre mon torse velu quoique d'autant plus musculeux.

Je l'enlaçais avec force, avec perdition. Je m'étais promis de ne plus céder, mais c'était comme si même le pouvoir du bracelet avait été amplifié à l'infini. C'était indicible. Je la tenais comme si elle était ma seule porte de sortie, comme si elle était ma bouée. Et cela marchait, instantanément, mon coeur se calma, l'adrénaline retomba et ma tension suivit le mouvement. Je fus alors maintenant accablé par une puissante fatigue. Je n'étais très certainement pas taillé pour supporter une telle transformation, aussi fort puissé-je l'être. Mon corps n'était pas habitué à être ainsi malmené, c'était bien pire que tous les entraînements physiques que je me faisais subir depuis tant d'années.

- S'il te plaît... Adopte moi. Dis-je une pointe de dépit dans la voix, n'aimant pas me dévoiler et me montrer aussi vulnérable. D'autant que j'étais certain que j'allais en entendre de nouveau parler éternellement. J'ai besoin de toi.

J'allais rajouter un "tu me dois bien ça", mais je n'avais même plus la force de parler. Il était certain que je ne pouvais pas rentrer ni tenter quoi que ce soit dans cet état. Doucement, mon corps se voûtait. Bientôt, j'allais m'écrouler sur elle. Ayant conscience de mon gabarit par rapport au sien, je me décalais légèrement pour venir m'accrocher à mon plan de travail. Elle n'avait plus qu'une seule option : me ramener chez elle.
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Daria Johnstone
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Nathygan
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MessageRe: Ça c'est pas du biceps en papier ! - Adam | Ça c'est pas du biceps en papier ! - Adam EmptyMer 3 Avr - 16:24




Ça c'est pas du biceps en papier !
Jamais je n'ai été une demoiselle amusante. J'en ai parfaitement conscience. Pourtant je ne m'attendais guère à pareille réaction de la part d'Adam Pugh. La violence de son geste me fait sursauter. Oui, je suis effrayée et pourtant je ne recule point, je ne cille pas plus. Je le fixe avec cette expression lui indiquant que je ne mettrais point à genoux pour qu'il m'épargne bien des tortures. Oh non, je suis une piètre comédienne. J'ai juste assez d'orgueil pour ne point me ridiculiser lors de ces moments. Ce n'est pas la première fois qu'un homme, animé par la rage, détruit son environnement. Toutefois, je n'avais encore jamais éprouvé de peine pour pareil individu. Je me vois, l'espace d'un instant, lui retirer le bracelet. Qu'il me torture, j'ai déjà connu des êtres ignobles capables de me faire endurer nombre de souffrances. Mais je n'ai guère le temps de me souvenir de ces terribles moments passés. Le restaurateur d'art vient de me prendre dans ses bras, me serrant contre lui avec une force impressionnante. S'il désire m'étouffer? Ce que vous pouvez être mauvais! Ses paroles sont emplies de désespoirs. Je ne deviens pas soudainement empathique! Non! Mais je doute que Monsieur Pugh m'aurait enlacé ainsi s'il n'avait été dans une profonde tristesse.

L'adopter...J'ai toujours adoré Anubis et, une partie de mon être fantasme sur ce dieu si fascinant. Pourtant je ne souris aucunement à la remarque. Mes doigts sont descendus le long de son bras musclé pour se poser sur la menotte que je lui ai passé. Si le poids de son corps qui s'affaisse sur mes épaules me sortent de mes pensés? Je ne suis qu'une lâche, ma main posée sur le bracelet est incapable de le retirer. Ai-je peur de voir ma peau se colorée à nouveau de bleu? Je l'ignore mais il m'est évident que vive ou morte, je ne reverrais plus Adam Pugh si je le libère et mon égoïsme l'emporte. Je ne me comprend plus...et je m'insulte intérieurement tandis que nous parcourons quelques kilomètres pour arriver dans ma seconde chambre. D'un rapide coup de baguette, j'élargis le lit pour y déposer celui que j'aurais pu appeler mon ami.

"Vous êtes dans la chambre d'ami. Reposez-vous. Je vais faire des recherches sur votre malédiction. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous savez comment m'appelez."dis-je doucement avant, dans un réflexe qui m'étonne, de déposer sur son front un baiser. Je ferme les lourds rideaux pourpres avant de quitter la pièce. Ma demeure, plus haute que large, possède encore le vieux style victorien donné par un lointain oncle architectomage du côté de ma mère. Le bois y est omniprésent. Tous comme les plantes. Adorant la nature, de nombreux arbustes décorent l'ensemble des pièces. Certains pots de fleurs sont accrochés directement au plafond. Mes plantes s'épanouissent comme elles le désirent, certains murs et plafonds en sont envahis et j'adore l'odeur des pétales. La magie me permettant de ne pas les perdre lorsque l'hiver s'installe et de ne point être envahis de vilaines petites bêtes.

Je m'en vais pour regagner mon bureau faisant aussi office de bibliothèque quand mon pied se pose sur une surface molle. Une de mes robes. Mer....credi matin! J'avais oublié que vivant seule, et n'étant aucunement la jeune femme la plus ordonnée existante, j'aimais parsemé mes affaires. Surtout mes habits...N'attendant jamais de visite, j'apprécie retirer t-shirts, chemises ou encore robes une fois le seuil de ma maison passée. Seule mes sous-vêtements restent. Par souci d'hygiène, évidemment, mais aussi par vanité. L'étrange demoiselle que je suis se passionne pour la belle et luxueuse lingerie. Outre son esthétisme, elle me permet de rendre magnifiques ces formes qui me déplaisent tant une fois une jupe enfilée. Oui, il m'arrive souvent de passer devant un miroir et alors d'apprécier la beauté de mon corps ainsi sublimé.

L'idée de devenir mannequin lingerie m'effleure l'esprit rapidement avant que je ne découvre une chaussette sur un buffet. Fort heureusement, je connais ce sort vous permettant de ranger rapidement votre habitat. Fort pratique lorsque vous amené un amant et que vous ne désirez point qu'il remarque votre montagne de vaisselle. J'utilise ainsi le sortilège dans les pièces principales avant de ne ne me poser dans ma véranda, un ordinateur moldu à la main. Oui, je ne peux renier mes origines non sorcières et j'ai toujours préféré la souplesse d'esprit des mages français bien moins conservateurs que les anglo-saxons.
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Adam Pugh
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MessageRe: Ça c'est pas du biceps en papier ! - Adam | Ça c'est pas du biceps en papier ! - Adam EmptyLun 15 Avr - 12:42


J'ouvris un oeil. Puis un autre. Doucement, je reprenais mes esprits. J'avais fais un rêve des plus étranges. Des bribes d'image me revenaient en tête. Malgré ce sommeil, j'étais épuisé. Mes sens étaient sans dessus-dessous. Il me fallu un moment avant de me rendre compte que je n'étais pas dans ma chambre. Mon corps immense débordait de chaque côté du lit qui craqua lourdement alors que je sursautais. Ce n'était pas un rêve. J'étais vraiment un espèce de chacal humanoïde complètement velu doté de griffes immenses et d'un long museau rempli de dents acérées. Lorsque je voulu me relever, le lit craqua de nouveau si bien que j'étais persuadé d'avoir cassé au moins deux lattes. Je jurais tout en me mettant debout. Cette transformation m'avait épuisé et Daria était là, elle m'a amené ici avant que je ne m'effondre.

Daria...

Mes pensées reprenaient leur sens, au moins on était presque quitte. Presque, parce qu'il en faudrait un peu plus pour racheter son geste lorsqu'elle m'avait passé ma première malédiction. Mon corps tout entier me semblait différent, et pas seulement physiquement. Ma façon de bouger était complètement différente. Ma façon d'appréhender les sons, les odeurs. C'était comme si j'avais pris une potion enivrante décuplant toutes mes sensations. Maintenant que j'avais passé la surprise et - fallait l'avouer - la peur de ce qu'il se passait, je prenait le temps de bouger, de mesurer l'amplitude de mes muscles, c'était donc ce que pouvait ressentir un animagus ou un métamorphomage ? Incroyable.

Soudain, un souvenir me revint en mémoire. Est-ce que Daria m'avait vraiment embrassé le front avant de s'éclipser ? J'étais à ce moment là dans un état de léthargie proche du coma, je n'étais donc pas certain d'avoir vraiment senti ses lèvres si douces se poser délicatement sur mon front comme un petit oiseau se poserait sur une main. Bon dieu je perdais la tête. Tête emplie que malgré moi que d'un seul nom.

Daria.

Dans un grognement de frustration, je me dirigeais vers la porte de la chambre. Mon pas était lourd, fort. Si elle n'avait pas entendu l'appel silencieux de mes pensées, elle aurait pu tout aussi bien savoir que j'étais levé rien qu'au bruit qui résonnait dans le parquet. Je dû me baisser pour franchir la porte et le couloir me semblait être minuscule tant j'y étais grand. La maison se dévoilait à moi et étrangement, rien ne me choqua. C'était exactement la façon dont j'imaginais le logement de cette aventurière. Quoique dans mon imaginaire, c'était bien plus en désordre que ça. L'idée me fit sourire alors que j'arrivais dans le salon.
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Daria Johnstone
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MessageRe: Ça c'est pas du biceps en papier ! - Adam | Ça c'est pas du biceps en papier ! - Adam EmptyLun 29 Avr - 21:31




Ça c'est pas du biceps en papier !
Il n'aura fallu guère longtemps avant que la plupart des livres possédés s'éparpillent dans mon salon aux odeurs de ses vieilles pages jaunis par les décennies. Combien? Assez pour que la plus petite pile ne soit composée que d'une dizaine d'ouvrages. La plupart des murs sont, depuis mon emménagement, recouvert d'étagères et de bibliothèques. Rien de plus distrayant que de passer de longues heures à chercher une réponse! Internet m'ayant rapidement ennuyé...J'ai parfaitement conscience que mes investigations puissent êtres légèrement vaseuses puisque ne connaissant point les racines même de ma recherche. Bien évidemment que cela ne me dérange guère! Mes nouveaux savoirs me serviront toujours ou m'auront simplement permis de me distraire. C'est d'ailleurs ce fameux pas lourd, que je guettais il y'a quelques heures, qui me stoppe dans mon enquête. Je passe la tête par dessus une montagne de notes pour offrir un sourire chaleureux à Monsieur Pugh. Mon regard s'attarde sur lui, sans discrétion, à la recherche d'une moindre marque qui ne soit pas des cicatrices déjà aperçues.

"Encore quelques mauvaises aventures et vous pourriez devenir connu pour être le sorcier le plus maudit que notre pauvre vieille Terre ait connue." dis-je tout en attrapant au vol un livre arrivant un peu trop rapidement dans ma direction. Une malédiction? C'est évident. Le restaurateur ne travaille t'il donc pas avec des artefacts? Parfois leurs propriétaires n'avaient point de bonnes intentions en les créant. Sûrement n'a t'il guère fait attention...Par orgueil, volonté de rapidité ou par méconnaissance de la puissances de ces ancêtres que nous avons tendance à prendre pour des niais."Vous trouverez divers sandwichs et autres mets facilement mangeables avec pareil museau. À l'image de la cigogne de La Fontaine, je vous vois difficilement mangé dans une assiette. Mais vous ne devriez point avoir honte! Bien des peuples utilisent leurs mains pour s'alimenter! "

Si je divague par malaise? Pas vraiment, j'aime parler et, ne connaissant guère les sujets discussions aimés de mon hôte, me voilà à lancer bien des pistes. Je n'accueille que peu de visiteurs. Seuls mes proches me rendent visites.
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Adam Pugh
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MessageRe: Ça c'est pas du biceps en papier ! - Adam | Ça c'est pas du biceps en papier ! - Adam EmptyDim 19 Mai - 18:00


Et à qui la faute hein ? Maugréait-il entre ses croc dans un grognement caverneux tout droit sortit de sa cage thoracique. Après-tout, n'était-ce pas la première à lui avoir foutu un artefact au poignet pour en faire son esclave sentimental ? Dans un claquement de langue désapprobateur comme il savait si bien le faire, l'homme-chacal s'en dirigeait vers lesdits sandwichs. Maintenant qu'elle en parlait, il avait une faim incroyable. En fait, au delà d'une puissance à laquelle il n'avait pas l'habitude, et d'une énergie toute aussi exponentielle, il avait faim. TRES FAIM. Une faim de loup. Ou de chacal.

Traînant ses grosses pattes vers ce que son nez affûté semblait désigner comme la cuisine, il se frottait le ventre. Adam se sentait à l'étroit dans cette maison humainement proportionnée maintenant que sa taille était bien plus proche de celle d'un centaure par exemple. On entendait claquer ses griffes sur le sol à chacun de ses pas et son ventre commençait à crier famine. En tout cas, cette faim prenait de plus en place dans sa conscience. Il n'allait pas se contenter d'un sandwich. Peut-être un poulet. Quoique l'idée de manger la taille d'un veau ne lui faisait pas peur. Il secouait la tête, cherchant à se défaire de cette pression qui l'envahissait. C'était quoi ce plan ? D'abord se faire transformer en Anubis incarné, ensuite mourir de faim ? En tout cas, ça le mettait en rogne.

Ses muscles se tendaient alors qu'il arrivait dans la cuisine. Il était affamé, et complètement hors de lui. Où est-ce qu'elle peut bien ranger ses putain de sandwich ?! Grognait-il en tentant de manipuler le mobilier avec les mains qui lui servaient plus de pelle qu'autre chose. Il jappa un instant, la bave semblait s'accumuler dans sa bouche à cause de toutes les odeurs qu'il pouvait sentir mais auxquelles il n'avait pas accès. Quelle putain d'idée d'avoir des poignées si petite ! Finalement, l'énervement prit le dessus sur sa délicatesse, et un meuble se retrouva rapidement sans porte en une fraction de seconde. Il y avait une autre odeur, quelque part, qu'il lui titillait les papilles. Une odeur délicate qu'il sentait. C'était quelque part, mais où ? Peut-être pas dans cette pièce ?

Dans un nouveau fracas suivant rapidement le premier, il éventra le pauvre réfrigérateur et il engouffra rapidement tout ce qu'il pouvait mettre dans son museau, cassant la vaisselle au passage.
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Daria Johnstone
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MessageRe: Ça c'est pas du biceps en papier ! - Adam | Ça c'est pas du biceps en papier ! - Adam EmptyJeu 23 Mai - 22:09




Ça c'est pas du biceps en papier !
Mon regard s'attarde sur cette immense créature tandis qu'elle s'éloigne vers la cuisine. Sa tête frôle ce vieux la plafond qui mériterait quelques coups de pinceaux. Ma demeure ne m'avait jamais paru aussi étroite. L'idée d'accroître l'espace m'effleure une seule seconde avant que mon esprit ne s'emporte sur un sujet plus délicat. Oh! Observer un bel homme n'a jamais fait rougir mes joues tachetées. Toutefois j'en viens à me demander s'il n'est guère déplacé d'apprécier la musculature, parfaite, d'un être presque animal...La malédiction aurait-elle seulement amplifier sa morphologie? Anubis n'était-il point dépeint comme fin? Je ne vais aucunement me plaindre d'accueillir un être digne d'une sculpture mais mes pensées seraient-elles malsaines? Je n'ignore point que l'on peut trouver bien de drôles de fascinations notamment sur l'Internet moldu mais tout de même...Serais-je plus étrange que je ne l'aurais pensé?

Je n'ai point le temps d'aboutir ma réflexion et encore moins le portrait de l'actuel Adam que je dessinais sur mon brouillon. Un fracas immense me ramène à la réalité. Inquiète? Plus ou moins. Je crois savoir le drame se passant dans la cuisine. Et il ne me suffit de quelques pas pour rejoindre le restaurateur qui s'alimente avec autant d'élégance comme un porc devant son auge.Enfin...Je suppose que son instinct animal a du prendre le dessus même si je me doute qu'il lui reste assez de raison pour demander de l'aide si ses grosses pattes l'empêchaient d'accéder au réfrigérateur.

"Orgueil ou impatience? Quel défaut incarnez-vous donc Monsieur Pugh? Vous en avez tant, j'en suis perdue.

Que je fasse sensation lors d'un prochain thé entre sorcières de bonnes familles...Même si j'ai tendance à me taire et laisser ces dames discuter entre elles. Oui, je sais être silencieuse et je n'en ferais pas la démonstration aujourd'hui. D'un coup de baguette, j'arrange le désordre. L'ensemble des aliments que je possède apparaissent sur la petite table. Aura-t'il assez? Je ne mange guère souvent à mon domicile ou fait mes courses au jour le jour.

"Désirez-vous que je commande? Nourriture moldue ou sorcière, décidez-vous. Je serais ennuyée de vous voir ronger les pieds des meubles.

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MessageRe: Ça c'est pas du biceps en papier ! - Adam | Ça c'est pas du biceps en papier ! - Adam EmptySam 8 Juin - 15:02


Une brûlure me parcourait les veines. C'était comme un poison, comme un élan d'adrénaline, qui se diffusait de plus en plus rien qu'avec la présence de cette femme dans la même pièce que moi. Cela provoquait en moi une frustration si intense, si puissante, une colère incontrôlable que je peinais à garder en moi. J'avais beau avoir conscience que c'était la malédiction qui me faisait ressentir de genre de choses, j'étais incapable de me calmer. En plus, plus elle parlait plus elle exacerbait cette émotion horrible. Pourquoi avait-elle le don de m'énerver toujours au delà de ce qu'il me semblait possible de ressentir ? Un grognement se fit entendre à sa remarque acerbe. Mes bras tremblaient alors que la sorcière remit de l'ordre dans la cuisine d'un coup de baguette.

Mes bras tremblaient et mes poings étaient si serrés que les jointures de mes doigts blanchissaient et que les griffes dont j'étais pourvu en blessaient mes paumes. Mes babines se retroussèrent dans un geste archaïque, adoptant le faciès d'un canidé colérique avec autant de naturel que si j'étais né ainsi. Peinant à contrôler cette envie d'aller m'emparer d'elle pour en faire de la chaire à pâté, je tournais dans le petit espace. Mais alors qu'elle ouvrit de nouveau la bouche, s'en était fini du pauvre self-contrôle que j'avais jusqu'alors.

Jetant les meubles qui étaient sur mon passage sur le côté, je fis deux incroyables enjambées vers Daria. Ferme la putain, ferme la ! Priais-je en de gros grognements gutturaux. Je n'eus aucune difficulté à soulever le poids plume de la jeune femme et à la plaquer contre un des grands meubles, la coinçant entre lui mon corps démesurément puissant. Contrairement à la dernière fois où j'avais pu la prendre ainsi à parti, elle n'avait aucune chance de se soustraire à la poigne que j'avais sur elle. A la sentir aussi près de moi, je compris alors. Je n'avais pas faim de nourriture. J'avais faim de chaire fraîche. J'avais faim d'un corps vivant, d'un corps chaud. Peut-être que ce besoin viscéral était exacerbé par le bracelet, en tout cas j'étais incapable de réflexion à cet instant.

Des images défilaient de mon esprit vers le sien. Des images obscènes, d'une sensualité et d'un érotisme à couper le souffle, d'une bestialité aphrodisiaque. Je n'avais jamais été vraiment doué en légilimencie, mais il me semblait que le message transmit à Daria était claire. Je te veux toi. Puis l'image d'une mémoire antique, un anthropomorphe que l'on prenait pour un dieu et à qui on offrait tout un harem. C'était comme avoir accès à une mémoire vieille de milliers d'année. Comme si d'un coup on venait de percer le mystère de l'existence de ces dieux mythiques. Ils étaient plusieurs anthropomorphes, ils partageaient un pouvoir de manipulation énorme et régnaient sur leur société alors que dans l'ombre, ils n'étaient que de simples sorciers juste plus malins que les autres.
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Ça c'est pas du biceps en papier ! - Adam
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